La fin de l’IPv4 prévue pour 2011

Une adresse IP est une suite de nombres qui permet de vous identifier sur ce vaste réseau qu’est Internet. C’est un peu le numéro de téléphone de votre connexion : elle est unique pour chacun.

Depuis 1981, le système d’adresses IP, nommé IPv4 et codé sur 32 bits, n’a pas changé.Il permet de mettre à disposition 4 294 967 296 adresses IP différentes dans le monde, chacune étant comprise entre 0.0.0.0 et 255.255.255.255.

La fin de l’IPv4 approche

En 1981 ce nombre de combinaisons paraissait extraordinaire mais voilà bien qu’aujourd’hui, il ne reste plus que 4 % des adresses disponibles et en 2011 il ne devrait plus en avoir.

Le nombre d’internautes dans le monde n’a jamais baissé, ni même stagné, puisque l’on on compte actuellement plus de 1,73 milliards répartis sur les cinq continents. À ce nombre, il ne faut pas oublier de rajouter les nombreuses plages d’adresses IP réservées pour les réseaux locaux, le nombre de serveurs ayant besoin d’être directement joignables, les smartphones, et autres outils liés au réseau Internet….

Jusque-là, pour repousser cette limite, les FAI ont utilisé des NAT dont le but est d’attribuer une seule adresse publique à un routeur et de donner aux ordinateurs qui y sont connectés des adresses IP privées non routables sur Internet. Néanmoins, la machine ne peut alors être contactée depuis l’extérieur puisqu’elle possède une adresse privée et si on appelait le routeur par son adresse publique, il ne pourrait pas savoir quelle machine contacter. Ainsi, il peut s’avérer difficile de monter son propre serveur. C’est une technologie qui est massivement utilisée dans les réseaux 3G.

L’IPv6

L’adressage IPv6, nouvelle version du protocole destinée à remplacer l’IPv4, n’est plus codé sur 32 bits comme son prédécesseur, mais sur 128 bits. Concrètement, cela correspond à un nombre de combinaisons s’élevant à 2128 adresses IP, soit 667 millions de milliards d’adresses par mm² sur Terre, ce qui sera largement suffisant pour un futur proche. De plus, l’IPv6 propose plusieurs innovations par rapport à l’IPv4.

Désormais, négocier une adresse IP sera plus facile. Au niveau des FAI, les adresses IPv4 étaient données au compte-goutte, maintenant vous attribuer une plage d’adresses ne posera plus, en théorie, de problème. En effet, le FAI proposera une première moitié d’adresse IP et chaque ordinateur, téléphone portable, etc. pourront ainsi obtenir une vraie adresse IP publique en négociant l’autre moitié.

Les données transmises sur la toile devraient être plus sécurisées. Il sera possible de s’assurer qu’un paquet envoyé n’a pas été modifié (Header Authentification) ou même de crypter ses données (Encapsulating Security Payload). Alors qu’actuellement c’est possible sur la dernière couche applicative du modèle OSI, IPsec (nom donné à la technologie) s’intercale sur la couche transport, fournissant donc un service transparent à l’utilisateur.

Support du QoS. Le Quality of Service est une autre technologie qui va être implantée dans le standard IPv6. Cela permet aux routeurs qui composent Internet de pouvoir augmenter la priorité de certains flux de données choisis, c’est-à-dire les faire transiter plus rapidement. Par exemple, si vous voulez regarder de la TV HD, votre FAI fera en sorte que votre débit soit des plus élevés pour ne pas avoir une image saccadée. Si vous jouez à un jeu vidéo, les temps de réponses (ping) pourront également être favorisés.

Le support de l’IPv6

Comme la migration est coûteuse pour les FAI, beaucoup ne gèrent pas encore ce nouveau modèle d’adresses IP. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que la migration IPv4 ? IPv6 va se faire très progressivement afin que tout soit transparent pour les internautes. Certains sites importants comme Facebook ou Google sont d’ores et déjà accessibles par IPv6. De plus, la grande majorité des systèmes d’exploitation sont prêts pour l’évolution. Cependant, tous les logiciels ne sont pas encore compatibles, ainsi que les routeurs domestiques.

Billet initialement publié sur le blogue de Le Site du Zéro

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